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Plastiques no 6 et styromousse enfin récupérés grâce à Pyrowave!

Vendredi, 9 Novembre, 2018 - 10:30

La Ville de Salaberry-de-Valleyfield et l’entreprise Pyrowave s’associent pour permettre aux Campivallensiens de récupérer les plastiques n6 qui depuis toujours prennent le chemin de l’enfouissement. Parmi ceux-là, on retrouve les emballages, assiettes, gobelets et autres objets en styromousse, ou polystyrène expansé. Les citoyens pourront déposer ces objets en plastique n6 ou en styromousse à l’Écocentre. De là, ils seront transportés chez Pyrowave, dans le parc industriel et portuaire Perron, qui, par sa technologie innovante de dépolymérisation par micro-ondes, valorise 99 % de cette matière. Le plastique déchet redevient ainsi matière première pour fabriquer d’autres plastiques, dont le n6.

Les citoyens de Salaberry-de-Valleyfield peuvent apporter le plastique n6 et leur styromousse à l’Écocentre (2575, boulevard Mgr-Langlois), du mercredi au dimanche jusqu’au 30 novembre puis du jeudi au samedi du 1er décembre au 31 mars. Consulter l’horaire. Madame Maggy Hinse, conseillère en environnement à la Ville, insiste : « nous appelons les citoyens à se mobiliser en grand nombre. Si la Ville assure le canal de récupération pour alimenter Pyrowave afin qu’un jour ce plastique soit accepté à la collecte sélective, les citoyens ont la plus grande part du travail. C’est eux qui vont fournir la matière première et par leurs efforts, ils vont témoigner de leur volonté de réduire leurs impacts environnementaux. »

Le plastique no 6 se retrouve dans les assiettes, verres, gobelets et autres ustensiles de pique-nique. C’est aussi le plastique utilisé pour les petits pots de yogourt. Le styromousse est aussi un plastique no 6 expansé que l’on retrouve dans les matériaux isolants et pour emballer viande et charcuterie, légumes, appareils électriques ou encore des télévisions. Nous les retrouvons donc partout, alors qu’aucune technologie n’a jamais vraiment permis de les valoriser. « En plus de permettre d’utiliser ce plastique, la technologie développée par Pyrowave permet de refaire du plastique identique au vierge avec ce déchet de plastique, une innovation qui n’a pas d’équivalent puisque les autres plastiques (1 à 7) sont revalorisés en les utilisant dans des applications différentes (ex. : fibre de textile, rembourrage…). Il faut donc toujours extraire des matières premières, du pétrole notamment, pour produire du plastique. Avec la technologie de Pyrowave, en circuit fermé, on réduit la pression sur les ressources vierges en plus d’éliminer les gaz à effet de serre et la pollution générés par son extraction», a expliqué monsieur Olivier LeBlanc, directeur de production chez Pyrowave

Le plastique n6 a d’excellentes propriétés : léger et résistant. Il nécessite peu de matière première et est aussi un des moins coûteux du marché. Ces perspectives sont donc immenses, et ce, dans un grand nombre de domaines. C’est par exemple un excellent isolant thermique.

Pour Olivier Leblanc : « la collecte séparée du plastique n6 nécessite un effort des citoyens et des organisations. Par son alliance avec la Ville, Pyrowave souhaite démontrer que les citoyens sont prêts en grand nombre à faire les efforts nécessaires pour collecter ce plastique, le valoriser et réduire la quantité de matières enfouies pour toujours. Restera aux plus grandes organisations à emboiter le pas. » De son côté, lors de la conférence de presse, le maire de Salaberry-de-Valleyfield, monsieur Miguel Lemieux, a partagé sa fierté et son enthousiasme : « En plus d’être marquée par une dynamique économique remarquable, notre Ville met un point d’honneur à soutenir à sa mesure la recherche et les vitrines technologiques. Toute solution qui pourra répondre à la pollution par le plastique dont les conséquences sont monumentales doit être encouragée. Par ce partenariat, la Ville marque sa confiance en l’entreprise de Pyrowave qui travaille depuis huit années à la valorisation des plastiques n6 et dont le parcours est jalonné de plusieurs récompenses. »

Pyrowave accumule les prix pour ses recherches et son innovation, dont le dernier prix reçu cette semaine des mains du ministre fédéral du commerce international, l’honorable Jim Carr, pour la compagnie en démarrage dans le domaine des technologies propres ayant le plus grand potentiel d’exportation au Canada.