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Politique de l'arbre : 1 an et 526 arbres plantés plus tard

Vendredi, 18 Mai, 2018 - 11:15

Après une première année de mise en place de la Politique de l’arbre de Salaberry-de-Valleyfield, « Mon arbre pour tous », la Ville dresse son bilan. Dans cette première année, la Ville se démarque principalement par ses actions spécifiques en éducation et sensibilisation, auprès des citoyens comme de l’ensemble des acteurs en contact avec les arbres, partant du principe que les gens apprécient davantage ce qu’ils connaissent. L’année a aussi été forte en matière de plantation, avec 526 arbres qui ont pris racine ici, alors que la Ville œuvrait en même temps à la mise en place d’outils pour une gestion plus efficiente et collaborative de la forêt urbaine.

Pour informer, sensibiliser et mobiliser (orientation 1), la Ville a développé un visuel attractif et une signature « Mon arbre pour tous », alors qu’un sondage a révélé que 87 % des Campivallensiens considèrent que les arbres, qu’ils soient du domaine public ou privé, sont un bien collectif. Il s'en est suivi de nombreuses communications de vulgarisation sur la Politique de l’arbre, les règlements et les bonnes pratiques d'arboriculture auprès des médias, mais aussi porte à porte. Les jeunes ont été particulièrement ciblés grâce à l’Escouade Verte qui a sensibilisé 151 élèves (neuf classes) et 72 jeunes (camp de jour) sur l’importance des arbres et l'interdépendance avec l'humain. S’ajoute à cela une tournée de sensibilisation du personnel municipal, la signature du Livre vert de la Politique de l’arbre (115 signatures signifiant l’appui de la population), des activités et initiatives de verdissement (parc du Ruisseau), la nomination du Micocoulier occidental (arbre indigène) à titre d’arbre-emblème et sa plantation inaugurale au canal est, un service personnalisé aux citoyens pour répondre aux besoins d’informations en arboriculture, etc.

Afin de développer la connaissance du patrimoine forestier (orientation 2), la Ville a mis la géomatique au service de la forêt urbaine. Elle a créé une base de données mise à jour et bonifiée quotidiennement et dans laquelle plus de 4 000 arbres sont répertoriés et 12 000 interventions ont été enregistrées. Cet outil dynamique permet de faire des travaux d’entretien préventifs et cycliques des arbres municipaux et de mieux planifier le budget annuel à allouer.

Pour préserver et améliorer la santé de la forêt urbaine (orientation 3), la Ville a favorisé une grande variété d’espèces d’arbres et leur mixité lors de plantations, tout en respectant le principe du bon arbre au bon endroit. Elle a privilégié les espèces indigènes, ou bien adaptées, et sans risques de devenir envahissantes ou de dénaturer le paysage. En 2017, afin d’accroître le couvert végétal et de le diversifier, 526 arbres ont été plantés, ce qui fut la deuxième plus importante plantation en dix ans sur le territoire. Pour y parvenir, la Ville a bénéficié de l’aide et de la contribution de 140 citoyens, d’Arbres Canada et de l’organisme CRIVERT.  En guise de prévention, la Ville a travaillé au dépistage de l’agrile du frêne (écorçage et piégeage). 

Dans un principe de gestion efficiente de la forêt urbaine (orientation 4), la Ville a diffusé et appliqué la procédure de protection en continu des arbres, lors de travaux municipaux et privés à proximité d'arbres. La politique de remplacement de chaque arbre municipal abattu a été appliquée. Le mode de gestion actuel de la forêt urbaine à Salaberry-de-Valleyfield a été étudié puis modifié. Ainsi, un effort important de concertation interne et d’accompagnement des partenaires a été fait dans le but d’améliorer les pratiques de conservation, de protection et d’entretien et d’influencer le choix des arbres à planter sur notre territoire. La gestion de la forêt urbaine a été centralisée au sein d’un seul service municipal. Le bois et les copeaux provenant des travaux d’abattages et élagages sont désormais valorisés. Enfin, les budgets d’entretien et de plantation d’arbres pour les parcs et espaces verts ont été doublés, une première en 10 ans.

La Politique de l’arbre intègre un plan d’action, dans une approche de développement durable, pour obtenir la forêt urbaine et l’ambiance paysagère souhaitées comme milieu de vie dans 30 ou 40 ans. Elle est le fruit d’un travail concerté des élus, du personnel municipal, d’une étudiante en ingénierie forestière, de la population et des partenaires, un premier pas vers l’attachement et l’appartenance à la foresterie urbaine qui occupe une place grandissante dans la vie des Campivallensiens. L’élaboration de cette politique a cristallisé les efforts municipaux et établi les orientations futures qui assureront la continuité de cette richesse collective : nos arbres. Trois indicateurs de résultats sont ciblés afin de s’assurer de l’impact et de l’amélioration de la forêt urbaine :
1)     Augmenter de 3 % l’indice de canopée (couvert forestier) de 2016;
2)     Atteindre un ratio de 1,1 arbre planté pour 1 arbre abattu dans le domaine public;
3)     Respecter l’indicateur de biodiversité 30-20-10 % (règle de Santamour).

« Les preuves ne sont plus à faire : les arbres sont source de vie et rendent de nombreux services à l’humain, tant au plan environnemental et économique qu’au plan social. Même en milieu urbain, nous vivons en interdépendance avec cette nature que nous côtoyons quotidiennement. Il est donc plus que jamais essentiel de prendre soin des écosystèmes desquels nous sommes partie intégrante. Ils sont un gage de notre santé physique et mentale, en somme, de notre qualité de vie ! », a conclu madame Maggy Hinse, conseillère en environnement à la Ville de Salaberry-de-Valleyfield.

« Le meilleur moment pour planter un arbre était il y a 20 ans. Le deuxième meilleur moment est maintenant », Arbres Canada.
ville.valleyfield.qc.ca/arbres