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Parcs et espaces verts souillés : cohabiter en harmonie avec les bernaches

Jeudi, 5 Juillet, 2018 - 10:00

Pendant la haute période de fréquentation et de festivités au parc Delpha-Sauvé, afin d’effacer les très nombreuses traces d’excréments des bernaches en nombre important au centre-ville, la Ville de Salaberry-de-Valleyfield a pris en charge un nettoyage régulier des espaces accessibles à la machine. De son côté, la Société du Vieux canal de Beauharnois accorde déjà, tous les jours, deux heures au nettoyage de la promenade. Afin d’atténuer ces nuisances, la Ville invite les citoyens à ne pas nourrir les bernaches (« outardes »), canards et goélands (« mouettes ») et de ne pas endommager les cordons entre la rive et les sentiers. 

Bien qu’appréciées par plusieurs, les bernaches du Canada, communément appelées « outardes », peuvent être considérées importunes par d’autres. Pour certains, une bernache est une nuisance, alors que pour d’autres, elles sont un cadeau de la nature. Quoi qu'il en soit, la cohabitation entre l’humain et la bernache est de mise, et ce, même en milieu urbain, alors que quelques désagréments sont au rendez-vous notamment dans les parcs et espaces verts près de l’eau.

Ayant reçu plusieurs plaintes de citoyens pensant que ces excréments étaient ceux de chiens, dont le propriétaire est responsable, la Ville se doit de préciser que ce sont bien ceux des bernaches du Canada. Rappelons qu’une bernache du Canada adulte mange jusqu’à 1,8 kg (4 lb) d’herbe par jour et libère jusqu’à 0,9 kg (2 lb) de matières fécales quotidiennement. Alors que les parcs, les pelouses et les terrains de golf bien entretenus qui longent les étangs ou les plans d’eau constituent un habitat idéal où les bernaches du Canada peuvent paître, notre centre-ville est un site particulièrement attractif et encore plus si citoyens et touristes les nourrissent.

Bernaches, canards et autres animaux sauvages ne doivent pas être nourris, car cela peut nuire à leur santé, préférant un régime alimentaire naturel et sain, nuire à l’environnement et aux habitats, dégradant les lieux de promenade et la qualité de l’eau, et nuire à la sécurité humaine du fait d’une modification du comportement. Ces oiseaux deviennent alors plus agressifs et développent un esprit de compétition entre eux au contact de l’homme et au fur et à mesure que les populations se concentrent.