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Les aînés et le projet « Réminiscence »: se rappeler hier pour briser l’isolement aujourd’hui

Mercredi, 22 Août, 2018 - 16:45

Ce mardi 21 août, la Ville de Salaberry-de-Valleyfield et le MUSO – Musée de société des Deux-Rives ont profité de la tenue d’un atelier « Réminiscence : je me souviens », auprès des aînés de la résidence Manoir du Bon Conseil, pour présenter aux médias ce projet de mémoire et d’échange qui vise, par la photographie d’archives, à briser l’isolement et à améliorer la qualité de vie de cette population.  

C’est en résidence que tout se passe. L’intervention basée sur la réminiscence repose sur la reconnaissance active d’expériences de vie. Concrètement, ce projet prend vie grâce à l’équipe d’animation du MUSO qui, accompagnée de photographies d’archives sur la vie d’autrefois, va à la rencontre de chaque groupe d’aînés quatre fois par an, afin de leur permettre de se remettre en mémoire des événements personnels  de leur passé ou de la mémoire collective. Durant 60 minutes, la culture brise ainsi l’isolement qui a pu s’installer pour de multiples raisons.

Ce projet ambulant de stimulation de la mémoire est rendu possible grâce à des artéfacts du MUSO et à ses photographies dont l’essentiel provient de la collection Peter Rozon. Un visuel très local auquel les participants peuvent encore mieux s’identifier. Plusieurs thématiques sont exploitées : la vie d’autrefois, les saisons, le magasin général et les objets d’autrefois. Ce détail est primordial, car il permet de mieux cerner les souvenirs, de faciliter l’évocation et la réminiscence. Le succès de l’activité repose enfin sur la présence d’une exposition itinérante d’une dizaine de photographies, deux à trois jours avant l’arrivée des animateurs.

Le projet, inspiré et adapté de l’expérience menée par le Musée de la civilisation – « Réminiscence, quand le passé aide le présent » a exigé un travail minutieux de préparation et de formation afin de provoquer des échanges intéressants avec les résidents, et ce, peu importe leur condition. Par la suite, le projet pilote a pris vie en 2017 au sein de deux résidences campivallensiennes, permettant d’éprouver matériel, logistique et approche. « L’expérience a confirmé que la photographie est un moyen extraordinaire pour éveiller les souvenirs. Les gens aiment raconter et le fait d’avoir des photographies issues de la région est un réel bénéfice » a expliqué  Pierre Crépeau, coordonnateur à la vie culturelle et responsable du projet au sein de l’équipe municipale. 

Depuis janvier 2018, le projet est donc officiellement déployé à la grandeur de la ville grâce à un budget de 8 000 $. Depuis cette date, entre les neuf résidences touchées (CHSLD Aimé Leduc, Manoir du Bon Conseil, Les Cotoniers / Tourellière, Résidence 450 du Havre, Le Dufferin, Résidence 15 Maden, Château Romanoffe, Manoir du Vieux Canal, Maison des aînées de St-Timothée), neuf activités se sont déjà tenues pour un total de 165 citoyens qui ont participé. Sa récurrence représente déjà un moyen de créer des échanges forts intéressants qui pourront donner naissance à d’autres projets (ex. : clinique de mémoire, atelier de création, activité intergénérationnelle, etc.).

Il est facile de constater que, par ses impacts, la culture a un effet de levier. Le développement de mesures concrètes visant l’épanouissement du citoyen par le savoir, la mémoire et l’expression contribue au développement durable de la communauté campivallensienne. Elle est ainsi une composante majeure et essentielle de la société.